Conflit en Casamance (1) : Vingt années de mensonge et de tricherie (1960-1980) sanctionnées par une revendication

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Vingt années de mensonge et de tricherie (1960-1980) sanctionnées par une revendication

Vingt années de mensonge et de tricherie (1960-1980) sanctionnées par une revendication, vingt (20) années de réponse militaire rigoureuse (1982-2002), le Sénégal change de stratégie et opte dit-il définitivement pour le dialogue et les négociations qui d’ailleurs sont tous dépourvu de fond et n’ont aucun suivie dans l’application des décisions (2002-2014) et soudain renforce ses positions militaires en Casamance, s’arme lourdement, politiquement et économiquement manque de considération envers les fils de la « terra des invicta felix » ?

Où nous mène ce vent de néo-colonialiste.

Une première réponse viendrait pour dire que toute cette machination n’est rien d’autre qu’un moyen de reprendre le chemin des débuts et ainsi martyriser ce peuple Casamançais qui ne réclame que ce qui lui revient de droit et ne cessera jamais de le faire tant que ce dernier ne le lui est pas rendu : son indépendance.

Parlant de ce qui lui revient de droit, notons que depuis que les Français ont quitté la Casamance en acceptant solennellement qu’ils ne fussent jamais les maitres en Casamance et qu’ils y étaient seulement tolérés, le Sénégal soldat de première ligne de la France s’entêta et cela jusqu’à aujourd’hui à dominer et à soumettre la Casamance pour la France et le tout devant le regard complice des grandes Nations promoteurs et sois disant défenseurs des valeurs de Liberté, de Justice et D’Egalité. L’on se rappelle du 20 mars 1914 lors de la  Visite à Ziguinchor de William Ponty Gouverneur Général de l’AOF : Les Casamançais manifestent et pour la première fois réclament l’Indépendance.

Nul n’ignore que la Casamance est un pays libre qui a eu à le prouver à chaque fois que l’occasion s’est présentée. Lors ce que les colonies Africaines ont sentis les indépendances arriver, comme tous les autres, la Casamance s’est mobilisée, elle a mis en place le 4 mars 1947 une organisation, un parti politique : le MFDC avec comme principal combat, l’indépendance et l’émergence de la Casamance. Dirigé par Victor Sihum Ehemba Diatta, premier noir agrégé en Lettre Française dans cette Afrique qui malgré son potentiel et le savoir de ses enfants était méprisée et malmenée. Ainsi ce Leader né, cette voie sure, sera effacé car nous assisterons à l’assassinat de ce dernier quelques mois après la naissance du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance.

Voyez-vous cette affirmation de la Casamance à aller à l’indépendance depuis les premières heures ?

Malgré l’assassinat de Victor Sihum Ehemba Diatta le 19 Avril 1948 par le Sénégal de Senghor et ses alliés (Français) « fédérateurs de parole et pas d’action », la Casamance haussa le ton lors du référendum d’autodétermination de 1958 en votant massivement NON et cela après que Emile Badiane et ses pairs acceptèrent de s’allier en 1956 avec le BDS pour venir à bout de la SFIO de Lamine Gueye. Cela prouve encore qu’en chaque Casamançais digne fils des « invicta felix » demeure une indépendance non négociable et que même la décision d’un chef ne pourra égarer.

Pourquoi le BDS a cherché à s’allier avec le MFDC?

C’est une question que les hommes se posent et que jamais ils ne trouvent une réponse juste. Il faut noter qu’après la mort de Victor Diatta qui avait refusé l’invitation de Senghor lui demandant de se joindre à la SFIO car pour Diatta, la SFIO est un parti colonial qu’il fallait combattre et que d’ailleurs son combat à lui était pour l’indépendance de la Casamance : sa patrie, Senghor rompt avec la SFIO et crée son parti le Bloc Démocratique Sénégalais (BDS) le 27 octobre 1948. A son premier congrès qui s’est déroulé à Thiès, Senghor réitère sa proposition de négocier avec la Casamance (MFDC).

Pourquoi négocier avec la Casamance ?

C’est évident, la Casamance était un territoire comme le Sénégal mais aussi contrairement au Sénégal qui appartenait au premier arrondissement constitué par (la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Sénégal), elle était admise dans le deuxième arrondissement composé de (la Guinée Conakry, de la Côte d’Ivoire, du Dahomey actuel Bénin et de la Casamance). Comprenez par-là que la Casamance n’a jamais était Sénégalaise

Senghor avait-il besoin de négocier avec Saint-Louis, Diourbel, Kaolack etc. ?

Non et d’ailleurs cela n’a jamais eu lieu et pour cause, ces zones appartenaient au territoire du Sénégal.

Un autre alibi que l’on tend à oublier est : Senghor dit-il, voulant limiter la menace de la « balkanisation » prônée par la loi Cadre dite loi Gaston Deferre qui pèse sur l’AOF avec la division des leaders entre deux fractions que sont les territorialistes (Houphouët- Boigny, Léon M’Ba, Edouard Diatta, Assane Seck, Ibou Diallo) et les fédéralistes (Senghor, Modibo Keïta), tenta de reconstituer une nouvelle fédération. Mais seul le Soudan français et la Casamance endormie par Emile Badiane ont répondu à son appel en janvier 1959 donnant naissance à la Fédération du Mali qui reste dans la Communauté avec comme président Modibo Keïta, vice-président Mamadou Dia, président de l’Assemblée fédérale Léopold Sédar Senghor et rien pour la Casamance. Le 04 Avril 1960 marqua l’indépendance de cette Fédération que le Sénégal s’entête de fêter jusqu’à nos jours.

La marche pacifique de 1982 précédée par les multiples avertissements du peuple Casamançais quant-à la fin du compagnonnage entre le Sénégal et la Casamance dont les fameuses Lettres de Diamacoune à Senghor, à Mitterrand, à Abdou Diouf fut l’achèvement d’un processus mais aussi le début d’une nouvelle ère dans les relations entre la Casamance et le Sénégal.

Quelqu’un de dire que le Mali a très tôt compris la ruse Sénégalaise pilotée par la France et a préféré faire son chemin, d’où la fameuse rupture de la Fédération du Mali survenu 04 mois après sa naissance dans la nuit du 19 au 20 Aout 1960.

Pourquoi la Casamance était resté ?

Une interrogation qui hante les passionnés de la Casamance mais qui trouve rarement de réponse. Cependant, il faut noter que le lendemain du départ du Mali de la Fédération qui porte son nom, le 20 Aout 1960, Senghor avait compris qu’il fallait aller vite avant qu’une autre scission ne se produise car là, il resté que les deux territoires à savoir : le Sénégal et la Casamance. Comme toujours, c’est avec le soutien de la France que Senghor réussit à enrôler le MFDC de Emile Badiane convaincu depuis 1958 que ce compagnonnage aller être bénéfique pour les deux parties et proclama l’indépendance du Sénégal avec la Casamance y compris. C’est pourquoi l’Abbé Diamacoune Senghor nous apprend que : « nous nous sommes endormis Casamançais pour nous réveiller Sénégalais sans avoir à être consulté ».Cependant jamais cette date ne servit à fêter l’indépendance du Sénégal car ce fut la date du mensonge, de la tricherie et de la honte. Ainsi le 04 Avril 1960 marqua à jamais dans les pages de l’histoire du monde et de l’Afrique libre les indépendances de trois territoires : (le Mali, la Casamance et le Sénégal) qui avaient accepté de le prendre dans le cadre d’une Fédération. La traitrise et la méprise furent le gain que les Sénégalais servirent aux Casamançais durant les 20 premières années qui vont suivre cette date d’où la naissance de cette revendication Casamançaise qui prône la séparation pure et simple entre elle (la Casamance) et le Sénégal.

Les autres titres dans notre prochaine sortie.

Baba

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