Casamance: Une soixantaine de jeunes chômeurs recrutés dans le Bignona pour la création de milices afin de semer la terreur en Casamance

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Une soixantaine de jeunes chômeurs recrutés dans le Bignona pour la création de milices afin de semer la terreur en Casamance

Un centre de formation pour rebelles repentis à Sangalkam pour revenir semer la terreur et la violence en Casamance ou combattre les indépendantistes, c’est le scénario auquel on assiste ces derniers jours dans ce dossier Casamance. Le problème, c’est que ces jeunes qui y ont été acheminés depuis la Ziguinchor en bus jamais fait partie du maquis. Le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) exige une enquête internationale.

Ils sont plus d’une soixantaine de jeunes garçons à être réquisitionnés par des personnes qui se disent membres d’un comité qui gère le processus de paix en Casamance. Ces jeunes ont été présentés  comme des combattants du mouvement des forces démocratiques repentis enrôlés pour les acheminer dans ce centre de formation basé dans les anciens locaux de l’ISRA. Parmi ces jeunes figuraient 6 jeunes du village de Kagnarou  dans le département de Bignona. Selon trois de ces jeunes qui ont réussi à rentrer au bercail, ils ont été forcés à monter dans un bus quasi plein pour être conduits à Sangalkam. Ils étaient partis sans la bénédiction de leurs parents car selon eux, on ne leur a pas donner le temps d’aller informer leurs parents.

Devant cette situation, les parents ont d’abord pensé que ces jeunes étaient réquisitionnés par le MFDC. Ce n’est que des jours après qu’ils ont été rassurés de la situation de leurs enfants. Même scénario à Niankitte et à Médjedje ou des jeunes parfois mineurs ont aussi été récupérés dans cette opération inédite qui en dit long sur le comportement de certaines personnes qui veulent saisir l’opportunité de l’accalmie notée ces dernières années pour se remplir les poches et se faire un nom.

Interpellés, ces jeunes qui ont refusés de se faire passer comme des ex combattants du MFDC ont soutenu que leurs ravisseurs étaient des gens qui se faisaient passer comme des personnes engagées pour le retour de la paix en Casamance.  C’est sans nulle doute une autre arnaque des fossoyeurs du processus de paix qui a pour objet de justifier des financements reçus pour la gestion du dossier Casamance du Chef de l’Etat sénégalais qui a fait de ce dossier une « sur-priorité« .

Du côté du maquis et du MFDC, on se veut clair, ces jeunes n’ont jamais fait le maquis.  Le MFDC exige d’ailleurs l’ouverture d’une enquête internationale sur cette affaire qui défraie  la chronique dans la région de Ziguinchor et révolte les simples Casamançais épris de paix.

Moussa Moïse Djiba (M2D)

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