Afrique: des scientifiques au service des éléphants pour identifier les barons du trafic d’ivoire

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des scientifiques au service des éléphants pour identifier les barons du trafic d’ivoire

Le trafic illégal d’ivoire en Afrique, qui menace la survie des éléphants, est très concentré géographiquement et contrôlé par quelques barons, ont déterminé des scientifiques.

Leurs résultats se basent sur des analyses ADN des défenses saisies. Ils ont mis au point une nouvelle technique d’analyse d’ADN, basée sur une vaste banque de données des troupeaux, qui a montré pour la première fois que la plus grande partie du trafic d’ivoire provient ces dernières années du braconnage des éléphants dans deux régions d’Afrique.

Ils ont déterminé que 85% des défenses d’éléphant de forêt interceptées de 2006 à 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenait d’Afrique de l’Est, surtout de Tanzanie.

De plus récentes analyses de 200 échantillons de toutes les saisies importantes depuis 2006, montrent que les trafiquants font sortir leurs prises très rapidement du pays où s’est produit le braconnage.

Les défenses ont ensuite transité par Mombasa au Kenya. Environ 50’000 éléphants sont tués annuellement en Afrique par des braconniers sur une population restante de seulement 450’000, précise le professeur Wasser. Le braconnage et le commerce d’espèces sauvages protégées pèsent 20 milliards de dollars par an, dont trois milliards pour l’ivoire. La Chine représente plus de 70% de la demande mondiale d’ivoire.

ARDiallo

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