Casamance : Refus sur l’exploitation du zircon dans le Niafrang, l’Etat du Sénégal menace les populations par la présence de l’armée

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Refus sur l’exploitation du zircon dans le Niafrang, l’Etat du Sénégal menace les populations par la présence de l’armée

L’Etat du Sénégal utilise la terreur comme argument face aux pertinentes observations soulevées par les populations locales sur le Projet d’exploitation du Zircon dans le Niafrang en Casamance.

Ce projet d’exploitation du zircon connait une nouvelle tournure qui laisse apparaitre le sentiment haineux du gouvernement Sénégalais envers des populations déterminées à protéger l’équilibre éco systémique de leur localité. « 50000 hectares pour une population d’environ 25ooo habitants menacées de disparition : menaces réelles sur une denrée précieuse comme l’eau potable, accélération progressive du processus de pollution des eaux souterraines, exposition à l’avancée de la mer, acidification et salinisation des sols, déplacement et, appauvrissement des populations, migrations multiformes…. Malgré toutes ces conséquences, le gouvernement affiche encore une fois sa préférence pour les intérêts chinois de la compagnie Astron » nous informe Abdou Sané, président de l’Association Africaine pour la promotion de la réduction des risques de catastrophes.

Face à un argument scientifique et technique remettant en cause l’opportunité de l’exploitation de ce projet, l’Etat du Sénégal répond par l’usage supposé de la force publique en détachement d’une unité d’élite de l’armée dans la zone.

Une situation que Monsieur Sané juge gênante et honteuse pour un gouvernement qui doit se soucier du bien être de sa population. Avant de se désoler que « sur fond de considérations purement alimentaires, l’Etat se braque contre sa population pour les beaux yeux d’un exploitant dont la moralité a été remise en cause à travers une prétendue étude d’impact sur l’environnement suffisamment mise à nu par plusieurs experts ».

L’Etat du Sénégal n’a trouvé aucune solution que de se militariser contre les populations de cette partie de la Casamance. Monsieur Sané de déplorer en ces termes le comportement de l’Etat du Sénégal « braquer une arme contre son compatriote pour le plaisir d’un intérêt étranger ? Aucun honneur. Surtout quand ces populations à travers leurs différents comités de lutte précisent que leur lutte se veut pacifique. Quelle gloire nos forces de défense peuvent-elles tirer de leur forte mobilisation dans le Niafrang ? Cela rappelle tristement les périodes sombres de notre histoire précoloniale et coloniale où c’était une fierté pour certains valets d’être au service des forces impérialistes et capitalistes ».

Monsieur Sané a saisi de sa sortie pour appeler tous à un sursaut collectif pour que nous ne soyons pas tous des complices par le silence. Car après le départ des chinois le constat risque d’être amers et tous serons impuissants au désastre de très chère terre de la Casamance.

Abouké Sagna

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