Casamance : La plateforme des femmes et le GRPC dans une opérative de levée de fonds lors de la journée internationale de la paix

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La plateforme des femmes et le GRPC dans une opérative de levée de fonds lors de la journée internationale de la paix

Comme chaque année à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la paix, la plate des femmes pour la paix en Casamance a profiter de cette date pour effectuer une grande opération de charme à l’endroit des autorités et des bailleurs de fonds afin de pouvoir bénéficier de financements pour mieux vivre du conflit.

Dans un document parvenu a notre rédaction, ces femmes ont écrit: « …tous les acteurs sont à cet égard interpellés, et plus particulièrement la PFPC qui, de la paix dans la Région, a fait un mandat spécifique et fondamentalement, une raison d’exister. Les deux protagonistes, Etat et MFDC lui reconnaissent cette mission. »

« Il est temps que ce type d’abus de langage s’arrête « s’indigne un membre du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), qui lui-même a perdu sa femme décédée dans la prison des femmes de Rufisque en 1985.

Ainsi après le professeur Amsatou Sow Sidibé, après le ministre Robert Sagna et son GRPC, c’est autour de la plateforme des femmes de déclarer à la face du monde être en contact avec le MFDC. » « Comment notre mouvement qui aurait reconnu et accepté de telle plateforme confier la mission de trouver des stratégies et des ressources nécessaires pour une résolution définitive du conflit alors que depuis sa création ces femmes ne sont pas en contact avec les femmes du MFDC ? » s’interroge notre interlocuteur.

« Le débat ne sera pas long à ce niveau: le MFDC dément catégoriquement cette affirmation. Jamais le mouvement n’a confié une telle mission à la plateforme des femmes. Ces femmes dés leur création s’étaient inscrites dans une dynamique de diabolisation du MFDC, elles s’étaient même permise de s’adresser aux combattants avec des propos discourtois et humiliants lors de l’épisode de la prise en otage des démineurs. Elles ont connu leur ascension nationale et internationale à la suite d’une campagne médiatique de dénigrement du MFDC » ajoute-t-il.

Selon nos informations collectées au niveau de différentes sources politiques et combattantes du MFDC, les indépendantistes dans leur ensemble ont compris que ces femmes ne constituaient pas un groupe neutre et crédible et moins des acteurs de paix, mais elles étaient plutôt désireuses de se faire un nom et surtout de l’argent sur le dos du MFDC accusent les militants du mouvement.

Nous rappelons qu’en 2013 le maquis a travers un communiqué et une émission radiodiffusés précisait ne pas connaitre ces femmes, ne pas reconnaitre la plateforme des femmes pour son manque de neutralité car ayant insulté et vilipendé les combattants dans la crise des démineurs, et de l’accident par mines des jeunes dans le Oulampane.

Ces femmes sont étonnement restées muettes lors de l’assassinat de Robert Antoine Sambou, d’Abdou Bodian, des maisons incendiées à Effock, sont restées aveugles face aux nombreux points de contrôles (checkpoints) se trouvant dans les différentes routes de la région et récemment face aux tentatives d’intimidation de l’armée sénégalaise sur les populations de Niafrang opposées à l’exploitation du zircon. Pire ces femmes sont acquises au projet d’exploitation du zircon et sont entrain de mener une campagne pour convaincre certaines populations à adhérer. Pour elles c’est l’argent qui compte et non les préoccupations des populations accusent vertement les indépendantistes. D’ailleurs, précisent ces derniers : « Aucun chef politique ou militaire ne les a reçues. Seule la cellule de communication du MFDC à Ziguinchor les a tendues l’oreille sans s’engager vis-à-vis de leur programme ».

Outre le MFDC, les femmes de la plateforme se sont cette fois-ci attaquées aux jeunes étudiant du « KEKENDO » en les considérant « comme un facteur fragilisant » le processus de recherche de la paix en  Casamance: « une entité constituée de jeunes étudiants regroupées au sein du mouvement KEKENDO a fait irruption sur la scène du conflit en organisant une caravane annuelle Dakar/Ziguinchor/Dakar  pour prendre part aux festivités commémoratives de la mort de l’Abbé Augustin Diamacoune SENGHOR, Secrétaire Général du MFDC ».

Est ce que ces femmes sont réellement des acteurs de paix? En quoi le KEKENDO est -il un facteur fragilisant? Pourquoi veulent -elles chercher à salir ce groupe de jeunes et à les rendre pas du tout crédibles aux yeux des autorités sénégalaises et internationales?  Sont-elles conscientes du préjudice causé à ces fils de la Casamance? Les vrais acteurs de la paix se posent de telles questions.

Ce qui d’ailleurs confortent plusieurs experts de la crise en Casamance de percevoir la nommée plateforme des femmes comme maillons faibles dans le processus de recherche de la paix en Casamance. Ce sentiment est largement répandu chez la majorité des femmes Casamançaises qui de loin ne se reconnaissent pas de celles-ci. Les femmes du MFDC n’ont plus sont très réservées par l’attitude de leurs sœurs.

KEKENDO, cette association qui au nom de la jeunesse estudiantine de la Casamance est entrain de jouer un rôle prépondérant dans la recherche de la paix. En l’espace de trois ans, ces étudiants ont rencontré à plusieurs reprises les politiques de différents bureaux du MFDC et visité les combattants dans le maquis. Ils sont en contact avec la diaspora et ont réalisé des journées culturelles à Dakar et y ont invité les autorités sénégalaises.

« Ce bilan dépasse de loin les marches de porteuses de banderoles et les séances de réflexions affairistes du GRPC de Robert Sagna, pour des levées de fonds depuis plus d’une dizaine d’années. C’est fini l’époque où des acteurs, au nom de la paix, manipulaient aisément les populations et les bailleurs » conclut notre interlocuteur.

Samsidine Badji (SAM)

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