Casamance : Le MFDC mène une campagne contre la candidature du Sénégal au conseil de droit de l’homme de l’ONU

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Le MFDC mène une campagne contre la candidature du Sénégal au conseil de droit de l’homme de l’ONU

Après ses multiples revers diplomatiques, le Sénégal s’engage dans la candidature au Conseil de droit de l’homme de l’ONU.

Pour cela, Macky Sall a employé les gros moyens et a envoyé son nouveau ministre des affaires étrangères Sidiki Kaba à « quémander » la voix de ses voisins.

Les échecs à la candidature à l’Uemoa, à l’Union africaine et les scandales de corruption dans différentes organisations internationales, notamment au niveau de la Fédération internationale de l’athlétisme, ont contribué au départ de l’ancien ministre Mankeur Ndiaye.

La tournée de Sidiki Kaba en Gambie, en Guinée Bissau, au Cap-Vert, au Mali, en Guinée et en Mauritanie, rentre dans le cadre de soutien de la candidature du Sénégal au Conseil de droit de l’homme de l’ONU et d’une invitation au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, prévu en novembre.

C’est pour contrer la cette démarche que le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a pris les devants pour envoyer à différentes chancelleries et ministères des affaires des pays de l’ONU, une documentation complète des crimes perpétrés en Casamance par le Sénégal de 1982 à 2017.

Dans ce document, transmis au Journal du Pays, le MFDC dénonce l’impunité sur les crimes du 26 décembre 1982 et du 18 décembre 1983, les exécutions à Kolda du commissaire Cheikh Tidiane Kane, le génocide de Djifaghor, les fosses communes de l’école d’agriculture Eata de Ziguinchor et du pont de Niambalang, les villages incendiés par le Général Dieng ancien gouverneur de Casamance.

La justice sénégalaise est aussi pointée du doigt dans le traitement du naufrage du bateau Le Joola qui a fait près de 2000 morts.

Le document souligne que « jusqu’aujourd’hui les droits humains sont bafoués chaque jour en Casamance avec les check-points de militaires sénégalais. »

Le MFDC va aussi loin en soulignant qu’en Gambie, l’intervention de l’armée sénégalaise au nom de la CEDEAO a contribué à la politique d’épuration et de marginalisation des sympathisants de l’ancien parti au pouvoir.

Selon plusieurs échos émanant de différentes capitales africaines, européennes et américaines, une grande majorité des pays ne soutiendront pas la candidature du Sénégal.

Pour ce diplomate d’un pays africain francophone qui se confie à un de nos confrères: « Le Sénégal doit d’abord balayer devant sa porte pour prétendre défendre les droits de l’homme à l’ONU ».

ARDiallo

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