Casamance : L’indépendance de la Casamance, la hantise des Présidents sénégalais

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L’indépendance de la Casamance, la hantise des Présidents sénégalais

Hantés par le scénario de l’indépendance de la Casamance mené par le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance depuis mars 1947, les présidents sénégalais, Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall ont amèrement constaté l’échec de leur option de violence active ou passive.

Avec Senghor, c’est l’élimination physique des leaders politiques du MFDC qui est la stratégie privilégiée en commençant par l’assassinat de Victor Sihum Ehemba Diatta en avril 1948, principal membre fondateur du mouvement indépendantiste.

Abdou Diouf au pouvoir, la méthode est radicale, éliminer par la force des armes, toutes les personnes susceptibles d’incarner une idée indépendantiste qu’il considère comme crime. Plusieurs charniers sont de nos jours introuvables et le criminel court toujours.

Abdoulaye Wade, trouve une autre approche de « Messieurs Casamance » pour acheter la paix sociale et diviser les indépendances du moins ceux qui sont moins convaincus de leur opinion et de l’issue de leur lutte par des valises d’argent en puisant dans les caisses noires de l’Etat. Il parvient à faire signer avec ceux qu’il corrompt des « accords de paix » sans parvenir à la paix.

Macky Sall adopte de calmer les tensions en supprimant l’architecture de Wade. Il créé autour de lui un groupe ad hoc d’officiers de renseignement pour piloter des pourparlers séparés dans le secret en utilisant des ONG comme écran. En 2016, celui qui s’est porté en porte drapeau contre le trafic de bois et la protection de la nature, devant son propre armée et face au monde entier, a été lâché par ses propres administrateurs dans le terrible incident de Boffa.

A voir l’acuité et la virulence des commentaires de nombreux cyber militants casamançais sur les réseaux sociaux, on devine l’ampleur de la prise de conscience notamment chez ces jeunes, que les promesses d’ouverture et autres initiatives populistes n’arrivent plus à berner.

Emile Tendeng

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