Casamance : Les prêtresses des bois sacrées se mobilisent : « Nous n’accepterons pas que l’armée sénégalaise vienne ici pour tuer nos enfants et permettre aux trafiquants de tuer nos forêts »

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« Nous n’accepterons pas que l’armée sénégalaise vienne ici pour tuer nos enfants et permettre aux trafiquants de tuer nos forêts »

Comme pendant les moments de grandes tensions, les femmes des villages de Casamance se portent en première ligne. Elles se sont données rendez-vous dans les différents « bois sacrés » pour la protection mystique de leurs fils du maquis.

Le message est clair : « Nous n’accepterons pas que l’armée sénégalaise vienne ici pour tuer nos enfants et permettre aux trafiquants de tuer nos forêts » disent les prêtresses.

Une maman du quartier Soukoupapaye de Ziguinchor confirme :« Ici on ne vaque plus normalement à nos préoccupations dans nos rizières et nos jardins avec ces militaires qui viennent pour tuer les Casamançais et retourner chez eux en parlant de paix ».

Les sages des villages s’inscrivent dans la même lancée. Ils s’activent dans des démarches que seuls les initiés peuvent accéder.

Les jeunes en Casamance multiplient les rencontrent secrètes et envoient des messages à leurs frères qui sont dans l’armée sénégalaise pour les prévenir des risques de leur participation à une guerre contre leurs propres frères.

Le message qui envahit certains groupes dans Facebook et Telegram Messenger, est la suivante : « Devant la mort, ils vous pousseront devant eux. Devant la réussite, ils vous mettront derrière eux. Réfléchissez ! ».

Apparemment, l’armée sénégalaise ne privilégie pas le démantèlement du réseau de trafiquants de troncs d’arbre.

Tôt ce matin, les forces armées sénégalaises sont en mouvement en direction d’Oussouye et vers la forêt de Bayotte. Les véhicules de militaires sont aperçus déjà hier à Ziguinchor où un « conseil de guerre » a eu lieu.

Lors du passage des camions, des centaines de personnes ont hué « dehors les envahisseurs ! », «rentrez chez-vous ! »

Tous savent que l’heure est grave et la mobilisation est impérative pour arrêter cette guerre imposée à la Casamance depuis le 26 décembre 1982.

Samsidine Badji (SAM)

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