Casamance : Les « faucons » dominent encore le débat au sein de l’administration sénégalaise

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Les « faucons » dominent encore le débat au sein de l’administration sénégalaise

Malgré les messages pour calmer les tensions en Casamance, surtout après la tuerie dans la forêt de Boffa-Bayotte, l’envoi de 1700 militaires sénégalais en renfort, la montée en puissance de la mafia du bois, protégée qu’elle est par la justice sénégalaise, et les discours incendiaires, montrent que les « faucons » dominent encore le débat au sein de l’administration sénégalaise.

Tous les observateurs sur le terrain parient que les arrestations de 24 civils, notamment de notre confrère journaliste René Capain Bassène et du chargé de mission du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) Oumar Ampoi Bodian sont l’œuvre d’un complot savamment préparé pour déclencher de nouveau les hostilités.

Ce qui devrait être une opération de police pour retrouver les coupables, s’est transformée en une grande mobilisation militaire nommée, propagande et arrogance obligent,  » ratissage de bandes armées ».

Dupes, les combattants du MFDC ne le sont pas. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la semaine dernière, ils ont écrasé dans l’œuf une tentative d’infiltration d’un commando sénégalais près du village de Tamp faisant au moins 4 morts et plusieurs armes remportées.

Est-ce un événement isolé ou une reprise des hostilités ?

» Compte tenu des multiples signes d’agression contre les populations civiles et l’absence d’interpellation au niveau des responsables du trafic de bois, nous allons bientôt resserrer les vannes » a déclaré, par ce langage hautement codé et sous l’anonymat un combattant Attika, branche armée du MFDC

Du côté des « colombes« , le calendrier futur est de libérer les détenus et donner la voie aux politiques de tout bord pour démarrer sur de nouvelles bases un vrai processus de paix inclusif.

La bataille sourdine entre faucons et colombes n’est pas prête à s’achever en Casamance. En attendant les populations souffrent.

Pierre Coly

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