Casamance: Le gouvernement sénégalais fait tout faux en Casamance

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Le gouvernement sénégalais fait tout faux en Casamance

Le transfert des 16 détenus politiques casamançais de Ziguinchor à Dakar est d’ordre éminemment politique. L’habillage judiciaire que les médias à la solde du palais de l’avenue Roume ont voulu donner à ce déplacement n’est qu’un leurre pour cacher le désarroi d’un régime aux abois.

Piégé par ses alliés corrompus de la grande bourgeoisie maraboutique, qui ont abattu en Casamance en quatre années plus d’un million d’arbres de teck et de vène, le pouvoir sénégalais se retrouve dans une situation extrêmement délicate.

Après avoir concouru à la destruction de la Casamance, au pillage des ressources halieutiques de la Mauritanie, à la ruine de l’économie gambienne et à la déstabilisation de la Guinée Bissau, le régime de Macky Sall a échoué à diluer la revendication indépendantiste et à neutraliser le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), qui a eu l’intelligence de s’appuyer sur les populations de la base pour contrer une opération de propagande mensongère d’envergure.

Les mafias prédatrices escomptaient pouvoir faire main basse sur les richesses de la Casamance en y imposant des milices armées comme celles de Salgalkam et de Diakaye qui se sont disloquées avec fracas à cause des promesses non tenues de la part des autorités sénégalaises.

La fuite de milliers de Casamançais vers la Guinée Bissau suite aux bombardements aveugles des villages de Casamance, la gifle de trop du policier sénégalais, les graves crises dans la santé, l’éducation. la liberté d’expression et de circulation, ont poussé de nombreux Etats occidentaux à revoir leur stratégie avec ce Sénégal moribond apparenté au régime turque d’Erdogan.

Le régime sénégalais paye le prix de son engagement hasardeux et de son amateurisme dans ses interventions en Casamance, dont il subit les conséquences de plein fouet.

Isolé sur la scène internationale, Macky Sall, qui avait arrimé sa politique de paix en Casamance à la locomotive de l’Amiral Farba Sarr, est désormais pris entre l’enclume de la situation explosive naissante en Casamance et le marteau de l’opposition interne qui prend de l’ampleur depuis l’arrestation de Khalifa Sall son rival, dont la grande influence au sein de la société sénégalaise effraie le pouvoir en place.

Le récent plan de la tournée au pays d’Aline Sitowé Diatta de Macky Sall avant le 4 avril prochain est un aveu d’impuissance que le gouvernement fait tout faux en Casamance.

Emile Tendeng

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