Casamance: la diapora face à l’immobilisme politique

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la diapora face à l’immobilisme politique

Les circonvolutions actuelles en Casamance donnent l’impression que la scène politique est de nouveau animée, après une longue léthargie. Pourtant, en dehors des échanges lascifs et des logorrhées interminables de politiciens survoltés qui remplissent les espaces médiatiques, tout est resté en réalité figé. Désespérément figé.

Dans la société casamançaise, et même dans les microcosmes politiques, on n’avance pas du tout. Il y a une exubérance de discours, de conciliabules suivis de longs communiqués et de commentaires à profusion sur les réseaux sociaux, mais peu ou pas d’actions sur le terrain pour un processus de paix en panne.

Aucune des « initiatives » lancées par les différents acteurs ne fonctionne, à commencer par celle du président sénégalais Macky Sall, qui veut réconcilier à tout prix le Sénégal et la Casamance en visant à recréer un parti APR déjà moribond, en passant par les groupes « Harkis Casamanquais » du GRPC ou du collectif des cadres ou de la plateforme des femmes. Les ONG sont tellement discréditées que certaines ont plié bagages faute de financement.

Le MFDC s’est plongé dans un silence réclamé par ses membres après l’arrestation en janvier de leur chef de mission Oumar Ampoi Bodian.

Personne n’arrive à rompre ce ronron dans lequel a sombré notre classe politique.

L’immobilisme a aussi atteint la société civile et les élites qui ne jouent plus leur rôle d’avant-garde de la société, parce qu’elles sont tout aussi éloignées des préoccupations des Casamançais. Tout le monde – syndicats, associations, artistes, imams, églises, – a l’air de lutter pour sa survie.

La diaspora par ses actions dans différents pays du monde comme en Allemagne, aux Etats-Unis et en Catalogne, mobilise les forces vives et refuse d’abandonner à son sort une jeunesse sans repères et sans perspectives.

La diaspora a encore l’occasion d’aller vers la société, de construire un vrai contrat social, en soumettant au débat sur ce fameux projet de la paix en Casamance et en expliquant aux citoyens du monde les défis auxquels ils sont confrontés.

Tous sont d’avis que rien ne doit se passer dans l’opacité et dans le cercle des « initiés de la politique sénégalaise », et que les citoyens Casamançais doivent être informé. C’est en tout cas l’engagement du Journal du Pays.

Emile Tendeng

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